Nature Noire

Je remercie les Editions Boz'Dodor pour ce Service Presse !

 

Titre : Nature Noire

Auteur : Pianitza

Date de parution : 1 Juillet 2013

Genre : Policier / Thriller

Editeur : Editions Boz'Dodor

 

Résumé  : Me dire l'auteur de mes tableaux ? Ce serait pure vanité, acte criminel; ce serait tuer la beauté de la transe, celle qui jaillit naturellement du fond de nos entrailles. Parler de soi, c'est boire l'essence du meurtre artistique avant qu'il ne se sécrète sur le blanc. Je ne peux que rester blême et tremblant, sous l'œuvre, troublé par le travail qu'auront vomi mes mains dans ce moment de grâce. Trop loin de moi. De vous.

 

Ma Note : 2 / 6

Ma Chronique : Ce livre tourne autour de six personnages, pour bien comprendre, chaque titre de chapitre comporte le nom de l'acteur qui parle, exprime sa pensée. J'avoue que c'est assez destabilisant au possible de suivre les différentes histoire et raisonnements qui s'enchaînent. Une fois cette logique acquise, on arrive à peu prêt à suivre...

Le rapport entre la vie de chacun, leurs réflexions, leurs vécus est difficile à amalgamer. On ne comprend pas tout au long de notre lecture où l'auteur nous emmène.

On a :

Margaux, la fille sûr d'elle, de son pouvoir d'attraction sur les autres, qu'elle dédaigne, qu'elle rabaisse. Elle est sacastique, indifférente, despotique et incapable d'apitoiement.

Pauline, une fille sans complication, baba cool, gentille, qui malgré ses a priori qui sont justifiés face à Margaux, fini par tombé dans ces filets de l'époque. Oui, parce qu'n fait un bon en avant de 15 ans sans explications rationnelles.

Joséphine, que l'on connaît à travers le point de vue des autres, manipulable, une victime qui accepte son sort mais dont la face cachée est machiavélique, noire et profonde.

Jacques, le personnage le plus intéressant de mon point de vue. Un psychopathe qui donne dans le meurtre artistique, qui fait de ses peintures une oeuvre d'art macabre. Les peurs de ses victimes le mettent en transe, les fluides corporels sont son outil de travail, de création morbide.

Sa solitude est un délire insonore et parfait. C'est un prédateur de l'ombre, méthodique, révolté par le monde qui l'entoure, marginal. Il est attiré par les femmes meurtries, les coeurs démunis.

D'ailleurs, c'est bien dommage que son profil ne soit pas assez développé pour comprendre ce qui l'a amené sur le chemin de la perdition.

Marcus , un opportuniste, sa rencontre avec Jacques, fortuite sûrement, car on ne sait pas comment ils ont fait connaissance. Mais on découvre un être d'une perversité sans égale, attiré par l'oeuvre de Jacques mais de manière malsaine. Un homme de pouvoir désaxé, qui repart aussi vite qu'il est apparu dans le récit et le tout sans une once d'explications.

Et pour le final, le Gros, qui c'est révélé au contact du tueur, son déclencheur. Mais qui a un but moins noble. Là où le peintre a un minimum de respect pour ses victimes. Lui, c'est la déchéance, le plaisir personnel et égoïste qui le branche. D'ailleurs, son avenir n'est pas des plus glorieux, enseveli sous ses souvenirs destructeurs, dont la folie est incompréhensible, ses dialogues décousus sont un charabia peuplé d'abréviations dont lui seul à en connaît la signification.

Les destins des personnages s'éloignent, se rejoignent, se mélangent, se perdent et le spectateur avec.

C'est un déversement de paroles, d'analyses philosophique du monde et de sa noirceur.

Une plume lourde et compliquée à suivre, dans un méli mélo de complexité, d'introspections, un thriller déjanté dont je n'ai pas accroché à la passion sombre et ténébreuse, ni au chemin emprunté par l'auteur.

La fin reste pour moi, un enchevêtrement d'incompréhensions où je me suis perdue en cours de route.

 

Points négatifs :

-Pour un livre classé Policier / Thriller, je cherche encore l'intrigue policière ou autre.

-Le but de l'auteur reste un mystère !

-écrit de manière trop complexe.

-Le lecteur manque de repères

-Le passé des personnages est trop flou. 

 

*Karine*

 

Lien Editions Boz'Dodor pour Nature Noire